Je veux changer le monde

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"Je sais qui je suis quand je me sens à ma place dans ce que je fais."

Après des années d’exploration, j’ai enfin pu me regarder dans le miroir, droit dans les yeux, vibrant d’émotions. Loin de l’apathie provoquée par la recherche de confort à outrance, chaque jour est devenu une danse avec l’énergie de la vie, palpable dans le creuset de mon être. Tel un marin encore inexpérimenté, qui, par un geste aussi subtil qu’ancestral, mouille son doigt pour percevoir maladroitement les murmures du vent, j’affine mon intuition pour naviguer dans l’océan de l’existence. J’arpente les vagues des opportunités, scrutant l’horizon des changements, hissant les voiles de mon âme au gré des murmures du destin.

Longtemps, mon voyage fut un périple introspectif, une quête frénétique pour déchiffrer qui je suis, comprendre les mécanismes de mon corps, et utiliser cette connaissance comme boussole dans ce monde vaste et mystérieux. J’ai partagé cette soif d’auto-compréhension dans mes écrits, sur Street Hypnose ou HUNKAAR, avouant que même dans l’apparence du don, je trouvais toujours un gain caché.

C’est dans ces échanges avec vous que je me découvre toujours le plus.

Mais voici que le temps a sculpté en moi un nouveau rôle. En devenant père pour la seconde fois, mon compas intérieur a dévié, orienté désormais vers un nord nouveau. Ma mission ne m’appartient plus ; elle est dédiée à Elle, à Lui, mes enfants. Je désire façonner un monde où règnent compassion et bienveillance, où rentrent en symbiose le droit à l’erreur et le devoir de toujours faire de son mieux pour soi et pour les autres.

Vouloir changer le monde ne changera pas le monde. Je ne guérirai pas les maux de notre Terre, je ne redresserai pas les gouvernements corrompus, je ne freinerai pas l’usage pernicieux de l’intelligence artificielle, ni n’arrêterai les guerres ou ne guérirai les maladies.

Pourtant, je veux changer le monde.

J’ai la foi.

Je sais que je possède un pouvoir sacré, inaliénable : enseigner à mes enfants la sagesse face aux tumultes de notre monde.

Quand le baromètre du bonheur n’est calculé que par l’addition des souvenirs douloureux du passé conjugués aux angoisses d’un futur rendu anxiogène, le présent devient un fardeau insoutenable.

J’aspire à léguer une nouvelle vision, où chaque instant est une opportunité de s’épanouir, au-delà des ombres du passé et des brumes de l’avenir.

En fin de compte, le véritable changement ne réside pas dans les grandes révolutions, mais dans le murmure silencieux de nos actions quotidiennes. C’est dans l’art de tisser le fil doré de la bienveillance à travers les mailles de l’existence quotidienne que réside la véritable magie. Ainsi, en éduquant mes enfants à voir la beauté dans l’ordinaire et la force dans la vulnérabilité, je sèmerai les graines d’un monde meilleur. Je veux changer le monde. Je veux enseigner à mes enfants à le regarder avec des yeux émerveillés, même face à toutes ses imperfections.

C’est dans ce regard, empreint de bienveillance et d’amour, que leur monde aura changé.

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10 réflexions au sujet de “Je veux changer le monde”

  1. Bonsoir,
    J’aime beaucoup. Mais me revient une question qui m’a longtemps lanciné. En investissant nos enfants de cette mission, n’est ce pas un lourd fardeau que nous leur léguons. Est-ce que finalement en passant le flambeau, nous ne ruinons pas tous leur devenir potentiel ?… n’est-ce pas se décharger ou de dédouaner, sans tenir compte du poids que cela peut représenter… Et en quoi sont-ils responsables pour assumer une telle charge, des erreurs qui ont été commises avant leur naissance ?
    Je n’ai pas la réponse, mais la question est bien présente.

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    • Je pense justement répondre à cette question. Je leur enlève la responsabilité d’un monde collectif meilleur, et je leur donnerai tous les outils pour qu’ils puissent être heureux. Ils ne contrôleront pas ce que deviendra notre monde, mais ils auront les outils pour adapter leur façon de le percevoir individuellement.

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  2. Bonsoir Jean- Emmanuel,

    Même si je n ai pas l intelligence que des personnages illustres comme toi, j en comprends tout le sens fondamental d une vision clairvoyante pour nos enfants, pour les générations futures…
    Merci de nous aider à voir autrement que par un regard ordinaire !! La bienveillance et l amour sont des valeur à répandre à l infini….
    ✨Merci 🙏🏻🙏🏻🙏🏻✨

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  3. J’aime dire à mes enfants qu’un jour on se donnera tous la main et on arrivera à changer le monde. L’amour est notre force.
    Merci Jean Emmanuel.

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    • Mes enfants sont déjà jeunes adultes et très réaliste face au monde. Ils ont toujours pleins d’arguments lorsque je leur dis cette phrase, parfois juste un regard qui dit « mais écoute les infos maman, ouvre les yeux ». J’aime voir qu’ils la gardent dans un coin de leur tête et qu’ils font plein de petites choses dans ce sens.
      Lorsque j’ entend leur musique, la dernière « l’âme du Phoenix », je me dis qu’ils ont besoin d’entendre qu’on peut y arriver . « La lumière reviendra ….qu’est ce qu’on deviendrait si je baisse les bras ».

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  4. Bonjour Jean-Emmanuel.
    Comme tu es dans le vrai ! Je suis persuadé qu’en faisant chacun des petits pas dans la bonne direction, on peut parvenir à changer le monde. Notamment en faisant tomber les frontières qui existent entre les hommes… les frontières de nos pays, les frontières de nos quartiers, les frontières de nos modes de vie, de nos cultures, de nos religions, de nos philosophies…
    À la maison, avec les 4 enfants (2 filles, 2 garçons), pas de télé… donc pas d’information à outrance, et donc pas de stress inutile… ce n’est pas pour avoir des œillères, non, mais juste pour leur apprendre, comme tu l’évoques, à d’abord savoir s’émerveiller d’un rien : un oiseau dans le jardin, un fou rire partagé, un trou de perceuse dans un bout de bois, un grain de maïs qui fait « pop » dans la casserole…
    Laissons nos enfants grandir en paix dans nos monde tumultueux… il sera bien assez vite le moment pour eux de s’occuper du monde qu’on leur aura laissé… en espérant qu’il ne soit pas encore trop pourri…
    Amitiés,
    Eric

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